Réflexions sur la formation

Les autres et moi

 

Est-ce que l’aspect public du blog m’a inhibé dans les réflexions qu’il contient ? Et bien en fait, non, je me retrouve dans l’acception rappelée par Mr Mangenot… C’est un journal de bord, avant tout. La modalité est écrite, et je dois dire que la distanciation va de paire… Aussi parce que ce recul me semble facilité par les possibilités offertes par la rédaction sur ordinateur (on efface, on copie, on colle etc)… Et que hormis deux commentaires faits par deux de mes collègues de Master, en réponse à un premier de mon initiative, et le petit coucou d’un « razibouzouzou » ou quelque chose dans le genre, je ne perçois pas explicitement l’aspect public du blog. Par rapport à son contenu, il est très ancré sur la formation, car je dois dire que cette occasion est la première dans laquelle je suis confrontée à la création et la tenue d’un blog. Donc, à part être un lieu dans  lequel existe la possibilité d’échanger de manière asynchrone sur mes réflexions quant à la formation et à mon quotidien d’enseignante en herbe, il n’y a pas vraiment d’intime… peut-être parce qu’il me semble faire partie des gens qui aiment se confronter et être confrontée à l’autre, ce qui implique nécessairement une facilité à communiquer, à se révéler, à dire ce que l’on pense… En fait, en écrivant ces lignes, je prends conscience du fait que sans ce blog, qui a été en fait un prétexte à apporter un regard « méta » sur les choses, j’aurais pu passer à côté de certaines observations qui me permettent de mieux « situer » la formation. Mais dès que j’y ai été amenée, j’ai toujours fait spontanément un lien entre ce que je vivais en stage et ce que je vivais dans le contexte de ma formation. Donc je ne pense pas que ce blog ait été vraiment nécessaire pour susciter la réflexion. En revanche, il est salutaire pour l’organiser, la structurer, et voir à travers le temps comment elle évolue, comment elle se modélise en réaction avec la formation… L’observatrice observée… Notamment, je m’aperçois qu’au début, j’ avais des préoccupations des « techno-centrées » pour reprendre les termes de nos enseignants, mais j’ai l’impression qu’on voit, à travers le blog, que la réflexion avance en laissant davantage de place et de mise en lumière à la médiation. Ce qui est tout à fait en adéquation avec le ressenti que j’ai par rapport aux différentes expériences vécues. Le blog aurait-il des vertus digestives ?

 

En ce qui concerner une certaine « auto-censure », qu’évoque assez souvent mes partenaires de formation, je dois dire que je n’ai absolument pas le sentiment de sélectionner mes thématiques… Aussi peut-être parce que si je suis consciente d’une de mes qualités, c’est bien la diplomatie, le tact ; aussi j’arrive toujours à exprimer mes opinions, quand je l’estime nécessaire, même quand c’est délicat… Mais, bon un peu d’humour ou de fougue a quand même sa place dans ce blog, tout dépend des relations que j’entretiens avec les « destinataires » des messages… De plus, m’intéressant particulièrement à l’aspect humain, social, à distance, j’aime réfléchir sur les petits « clashs », ce qui nécessite de les évoquer, que je sois impliquée ou non (cf article évaluation). La notion de « face » et le cours d’ethnologie de la communication de Mr Coletta sont très utiles pour ça…Enfin, je pense aussi que nous sommes « armés » désormais pour pouvoir porter un regard critique sur la formation, l’important étant toujours d’essayer de déterminer l’origine du problème, du malentendu.

 

Donc, pour faire court, j’aurais envie de dire que pour ce blog, les autres, ce sont avant tout nos enseignants. Bien que je sois seule à rédiger ce blog, et que j’y aie parfois fait part de choses un peu plus personnelles, je crois que je me suis adaptée spontanément à mon lectorat, au lectorat que je suppose avoir.

Bilan de l’expérience : un mot de passe, oui, peut-être, car un jour j’aimerais ouvrir un blog plus perso qui me permettrait d’être encore plus en contact avec les miens, ou d’être en contact avec eux différemment.

mardi 01 avril 2008 14:44 , dans Réflexions sur la formation


Un vol quelque peu détourné!

Depuis que notre réflexion a été re-stimulée par un forum créé par nos enseignants sur notre plateforme, je me suis aperçu que je n'utilisais pas ce blog à ses fins escomptées. Ca n'est pas que je sois habituée à ne pas respecter les consignes... alors je me suis interrogée à ce sujet: pourquoi je ne parle pas des échanges que j'ai eu dans le cadre du cours d'ingénierie pédagogique multimédia?

Après avoir relu le document relatif aux modalités du cours et être passée sur  le blog d'une étudiante qui, elle, avait orienté toute sa réflexion sur ces échanges, et sur d'autres, je crois avoir compris pourquoi j'avais été plus que silencieuse à ce propos... En fait, tout s'est bien passé, pour l'instant, pour ce qui est du travail collaboratif. Mon premier binôme avec Fabienne a été très performant, selon moi, et efficace. Ceci pour plusieurs raisons: ayant déjà suivi le M1, nous avions déjà été confrontées à l'évaluation de ressources en ligne, l'exercice n'était donc pas nouveau, et surtout, nous connaissant déjà, nous nous sommes tournées spontanément l'une vers l'autre. fabienne a ensuite fait le premier pas en m'envoyant un premier jet, en pièce jointe d'un mail. Ainsi, les modalités de comunication se sont fixées d'elles-mêmes: Nous avons privilégié la simplicité de l'échange asynchrone. Cela a bien fonctionné parce que nous consultions quotidiennement nos mails et l'outil "commentaire" de Word nous a permis d'intégrer progressivement les éléments qui faisaient objet de négociation pour notre analyse. Bref, tout s'est passé simplement, et d'une manière tout à fait équilibrée, très bien répartie, donc dans le respect de chacun.

J'ai eu une autre expérience de travail en binôme, cette fois dans le cadre du cours de conception de séquence pédagogique.  Dans ce cas, il s'agisait plutôt d'un travail de création et pas d'analyse de l'existant. Fabienne n'étant pas disponible, j'ai ouvert un groupe, auquel s'est joint amandine Béranger. Quelques semaines plus tard, je n'avais toujours pas de ses nouvelles, malgré mes "bouteilles à la mer" lancées sur notre forum de groupe. Je me souvien d'un de mes messages intitulés "Ouhou... Anmandine?"... J'ai fait part de ces difficltés à établir le contact à Mr Surcouf, qui avec beaucoup d'humour a réussi à me "rassurer"... en fait, je n'étais pas vraiment inquiète, car j'ai déjà été confrontée au travail dans l'urgence et ai toujours "assumé". Le défi ici, était de trouver une Amandine au mêmes capacités. Et ça a été le cas. En fait, au moment où j'essayais d'étblir le contact, elle était en plein déménagement en Thaïlande et a dû se passer d'internet pendant quelque temps. Dès que nous nous sommes jointes, par mail, car j'avais pris l'initiative d'envoyer un mail à Amandine sur son adresse personnelle, le travail a été très efficace, et en peu de temps nous avons monté une séquence qui a été bien reçue par nos enseignants. Là encore, peut-être à cause d'une initiative de ma part, nous avons privilégié la comunication asynchrone par mail avec envoi de pièce jointe commentée. Je dois dire que mon expérience de binôme virtuel se trouve plus enrichissante que ce que j'ai connu en présentiel... des heures de discussion, de négociation, avant de toucher quelque chose de concret... La médiatisation de la communication par l'ordinateur, qui est aussi outil de travail, de création...deux fonctions de l'outil informatique qui dans un effet de synergie nous ont peut-être poussées vers la négociation d'une esquisse d'objet, plutôt que la négociation sur le futur objet à concevoir. Parce que comme je l'ai écrit sur le forum réflexif, je pense qu'il y a toujours un initiateur et un/des suiveurs, à l'origine des projets en commun. l'important étant que tous se sentent impliqués dans la même direction, ce qui implique donc la prise en compte de toutes les propositions de l'autre et la discussion... Le concept de "face" existe virtuellement... ne serait-il pas, d'ailleurs encore plus fort virtuellement qu'en face à face, étant donné la décontextualisation... A en relater certains évènement virtuels sur les forums en M1 et M2, j'aurais l'impression que oui.

Bref, jusque là, côté binôme, aucun problème. Celui qui est encore actuel, avec Amandine, fonctionne bien. Nous avons conçu un autre travail, cette fois c'est moi qui ai pris l'initiative, qui a plu à Amandine comme la sienne m'avait plu. Ca s'est très bien passé, dans les mêmes modalités, et à la fin, c'est le relationnel qui s'est développé... Des petits détails qui suscitent la curiosité de l'autre... des rapprochements... et à la fin des petites attentions sympas qui humanisent la formation et créent le rapprochement dans la distance.

C'est au niveau du travail à 4 que les choses sont un peu différentes. Pour ce qui est de la constitution du groupe, c'est tout simplement avec les binômes connus qu'il s'est créé. Amandine, Fabienne et moi. Fatiha nous a rejoint par la suite. Pour ce travail, aucune négociation: notre tuteur nous a proposé de participer à un projet de collaboration interuniversitaire et évidemment nous avons accepté. Ainsi le thème nous a été proposé. Jusqu'à présent, nous avons utilisé exclusivement l'espace de notre groupe sur dokeos. L'information y est centralisée, tout le monde en profite. Mais depuis deux jours, nous avons ouvert un espace sur Moodle (Moostic)... Connaissant un peu la bête j'ai pris l'initiative de le mettre en forme  et de le rendre "convivial" pour le début de notre travail. Je me suis permise d'utiliser un forum pour pouvoir échanger sur l'outil dans l'outil. Aussi parce que j'aimerais faire partager ma petite expérience avec les filles, dans leurs premiers pas. J'ai vu, d'ailleurs, que d'autres étudiants travaillaient également sur moostic, et sollicitaient pas mal les tuteurs quant à son utilisation. De ce côté, je vais peut-être avoir le rôle de personne ressource au niveau technique, tout en bénéficiant des découvertes des filles. l'utilisation du forum sur moostic n'est pas un problème (on aurait pu mettre ces messages sur dokeos) car si on est inscrit au forum, on est averti par mail du nouveau message... Assez pratique! bref, pour l'instant tout va bien.

je me pose toutefois une question... de nombreux étudants utilisent MSN ou SKYPE pour communiquer autour des projets qui les réunissent. bref, ils recherchent la communication synchrone. Pourquoi nous, dans notre cas, nous n'avons même pas cherché à établir ce genre de communication? D'abord je pense parce que nous sommes conscientes des contraintes d'utilisation de ce matériel qui nécessitent que tout le monde soit disponible au même moment, malgré les décalages horaires. Se mettre d'accord pour une session synchrone implique donc de proposer un rendez-vous, le reporter etc d'attendre les réponses de tous les intervenants etc... Avant d'entrer dans le feu de l'action, ça en fait, du temps! Ensuite, pour skype, par exemple, si l'on veut utiliser l'audio, on est quand même assez tributaire de la vitesse de connexion, et pour avoir essayé la conférence en famille (j'utilise skype régulièrement dans la vie privée), ça me semble un peu... techniquement difficile. Mais c'est une impression, car certains semblent apprécier l'outil pour le travail collaboratif. Est-ce le recul et la trace qu'implique l'écrit ou la praticité de la communication asynchrone que nous avons recherché? Asynchrone est d'ailleurs relatif, car très souvent avec Amandine, nous avons échangé par mails au même moment (hasard lié à l'urgence dans laquelle nous devions faire ce travail). C'est peut-être en convivialité, qu'on a perdu, on a dû passé aussi à côté de nombreux fous-rires, mais au final, je ne pense pas avoir perdu quelque chose de cette expérience en l'ayant vécue de manière asynchrone. et comme je le disains sur dokeos, au niveau humain non plus, je ne m'en sens pas moins riche.

Aurions-nous rétabli le cap?

samedi 29 mars 2008 15:38 , dans Réflexions sur la formation


Détente et évaluation - suite et fin?

J'ai déjà eu l'occasion d'exprimer ma perplexité récemment sur le forum du campus numérique concernant le deuxième TD d'évaluation. Au jour où nous devions rendre nos travaux, exactement à 12H20, notre enseignant nous annonçait un délai supplémentaire étant donné notre "lenteur" à lui faire parvenir nos documents, à l'heure du déjeuner. Je dois dire que ça m'a posé un problème... Non pas parce que j'ai dû passer un temps fou -comme les autres- à faire ce travail alors que j'étais en vacances en famille, en France, parce que je devais le rendre à temps, mais plutôt parce que je trouve que c'est anti-pédagogique d'accorder un délai supplémentaire seulement à deux jours de l'échéance, d'autant plus que beaucoup d'entre nous auraient certainement attendu le soir avant d'envoyer leur contribution... Il y a quelque chose que je n'ai pas compris... Bon, à la limite, pour le délai à deux jours du jour j, passe encore, mais cette manifestation d'impatience injustifiée (puisqu'aucune consigne ne spécifiait que nos travaux étaient attendus avant 12H)... Je ne la comprends pas et je ne l'ai pas trop bien pris.

Sentiment un peu négatif qui est peut-être aussi lié au premier évènement de ce genre... Sentiment partagé, qui a même fait l'objet d'un fil de discussion sur le forum du cned... Il était question, je crois, en rendant publique ce petit malaise, de le légitimiser, de l'objectiviser, bien que la gêne de chacun aura trouvé son berceau à des sources différentes...

Allez, c'est tout pour ce soir!

mercredi 19 mars 2008 23:20 , dans Réflexions sur la formation


A deux mois de l'échéance...

Bon, ben ça y est... On y arrive... La dernière ligne droite, comme dirais mon pôpa! Ca n'est pas que le rythme va s'intenfier, puisqu'il est déjà très intense... C'est ce qui ressort pour l'instant du nouveau forum du cours d'ACAO sur notre ressenti de la formation... Court mais intense pour reprendre les mots de quelqu'un... Cette formation requiert un investissement considérable, c'est vrai. Je suis admirative à l'égard de ces mamans, qui travaillent à côté de surcroît! Moi, je n'ai que mon homme et ma petite dizaine d'heures de cours, entre les cours de conversation, le suivi de mon groupe à distance (qui s'est réduit...à trois) le lundi après-midi et le jeudi, les cours particuliers... j'ai quand même le temps de faire signe de vie aux miens, là-bas, en Charente.

Quoi qu'il en soit, j'ai la chance d'être "rodée", puisqu'il y a 4/5 ans, on me disait "ok, mam'zelle Soumagne, vous pouvez essayer la fac, mais vous n'avez pas le droit à l'erreur". Ah, oui, c'est comme ça? Ok... Et je me suis plongée dans ce cursus, sans difficulté car j'ai découvert une discipline qui a fait résonance en moi, et avec une grande satisfaction désormais en terme didactique et pédagogique. Au niveau sociologique, ce cursus a été très riche puisque je l'ai vécu en présentiel, là-bas, dans les amphis de la fac de Grenoble, au milieu de ces bacheliers tout frais. 5 ans de différence à cet âge, c'est pas rien, en fait! J'ai eu la chance d'approfondir avec des gens investis, passionnés et ça a toujours été un catalyseur. Surtout, et c'est que qui a fait la différence avec l'année de doir que j'ai fait à Poitiers, je dois cet intérêt aux enseignants qui ont croisé ma route, car ce sont eux qui l'ont alimenté. Marie savelli, Dominique Abry, Cyril Trimaille, toutes mes profs de phonétique qui ont démystifier cette discipline, et tant d'autres... Il y a aussi ceux qui m'ont fait confiance, comme Georges, directeur de l'école primaire de Corenc, qui m'a permis de mettre le pied à l'étrier il y a 4 ans avec ces Mikolav, Lexie et compagnie.

Le master à distance, c'est tout à fait autre chose, parce que d'une part j'ai officiellement une vraie indépendance dans la gestion de mon travail , qui m'a permis notamment de rejoindre ma moitié. Je crois qu'il me manquait l'amour, à grenoble, à mi-chemin entre les miens et lui. Ca paraît peut-être "fleur bleu", mais gérer une situation un peu stressante avec un fort enjeu personnel avec une carence affective, euh... sans moi!

Donc, ça, c'était le contexte initial. Tout s'est bien passé en M1, peut-être parce que j'avais ces liens avec certains enseignants, comme Dominique Abry ou Cyril trimaille, ou encore Emmanuel Lebray. je me sentais déjà peut-être "de la famille"!  Cela m'a donné un avantage pour certains cours puisque j'étais déjà un peu préparée ou dans le bain; ainsi, j'ai pu vraiment m'investir dans mon mémoire. Là encore de manière privilégiée, puisque Madame abry, qui me connaissais déjà, a bien voulu me donner son aval pour mon travail de recherche. Bref, rien de traumatisant au niveau conscient mais au niveau inconscient je ne voudrais même pas chercher à évaluer le niveau de mon stress... Les deux derniers mois, je n'ai que réactions psychosomatiques sur réactions psychosomatiques

Cette année, ça a l'air d'aller mieux, et je le dois je pense à cette partie du travail collaboratif. L'enjeu et les responsabilités sont partagées, et jusqu'à présent j'ai toujours eu des partenaires de travail formidables, qui se sont bien souvent montrées bien plus actives que certains de mes collègues à la fac, à Grenoble, en licence. je pense que je vis mieux cette formation également car y règne me semble-t-il un sentiment de bienveillance générale. Oh, il y a bien quelques couics ou encore des couacs, mais que dire? Nous n'avons pas tous le même capital empathie, chacun vit dans les circonstances personnelles qui lui sont propres, et chacun gère son stress comme il le peut.

En ce moment, si l'on observe certains blogs de M2, c'est l'ère du raisonnement par objectifs. Et la mise à jour du blog n'est pas une priorité... Certains lui disent adieu, s'interrogeant encore sur son intérêt... Mais bien sûr Régis, que tu n'es pas obligée d'écrire pour prendre du recul... Moi, ce blog, je le vois plus comme un "truc" méta... Méta pour moi, parce qu'avant d'écrire, je détermine un sujet d'article, sujet qui dérive bien souvent, ce qui fait que je change souvent le titre, avant de publier. Mais ce petit voyage dans les méandres de mes pensées d'apprenante à distance sont toujours très enrichissants, et j'imagine surtout qu'ils le seront pour vous, Katerina, Thierry et François. Comme vous avez l'occasion de le faire en parcourant ces blogs, j'adorerais en savoir plus sur le ressenti de mes apprenantes, et le blog a cette fonction "exutoire" parce qu'un intime qui va permettre une telle exploration. Je pense d'ailleurs que ce n'est pas un hasard si vous, nos trois enseignants, vous n'intervenez pas dans ces espaces... Question de gestion de la "proxémique virtuelle" pour pouvoir observer des phénomènes??? ... Bien bien, c'est vrai, il est tard, je vais au dodo parce que je diverge... Mais qu'est-ce que ce sera intéressant lors de l'analyse de ce blog! Esotérique pourra qualifier le temps que je mettrais à reconstituer le sens profond de ce message! Buona nanna!

mercredi 19 mars 2008 22:30 , dans Réflexions sur la formation


Détente et évaluation

Ce week end, j'ai fait une vraie pause... Pas de travail ni samedi, ni dimanche...Mais resto chinois samedi soir dans le centre de Turin, et dimanche midi dans une trattoria de la province de Cuneo...Et donc, un dimanche àprès-midi à digérer!!! Du coup, Luca, mon copain, n'en revenait pas et a enfin posé sur moi un regard d'"humain"...Il est très déconnecté de la vie estudiantine et observe ça de loin...Luca merci pour ta patience!

 Les symptômes de stress se sont donc allégés...Je suppose que beaucoup d'entre vous ont passé cette période dans l'urgence...le forum en manifeste...Pour le 15 février, nous devions rendre un devoir pour le cours d'interculturel, d'évaluation, de FOS...Euh...c'est tout? Euh...ben oui, je crois...à moins que j'en ai oublié un derrière un neurone...

Bilan: que ce soit le remue-méninges sur l'évaluation ou sur la langue française (fait par mes deux classes de terza), j'ai trouvé ces devoirs très enrichissants...D'ailleurs, demain, le remue-méninges sur la langue va me servir d'appui pour mon cours...j'ai hâte de parler de tout cela avec mes élèves. Pour l'évaluation, même richesse mais quelle confusion après ce message quant au travail attendu...Mr Chardenet s'est amusé à inventer un référentiel bidon de 2483 mots, mais il l'a fait d'une manière un peu ésotérique qui a été destabilisante pour certains...Fabienne, par exemple, a même repris son travail, qu'ella avait pourtant rendu depuis un petit moment...Même Estelle, notre ex-journaliste préférée, a été destabilisée...je l'ai été moi-même, pas par le message en lui-même, mais par le fait qu'il ait été interprété sérieusement par certains m'a laissée un peu perplexe...Surtout que mon analyse fait grosso modo une quinzaine de pages..on est donc loin de 2500 mots...Ainsi, je l'ai relue, et après quelques calculs effectués sur la base du référentiel donné par Mr Chardenet, j'ai rigolé un bon coup, en constatant que beaucoup de mes collègues et moi-même, avec une analyse de - 1500 ou + 2000 mots, nous nous exposions à de forts risques, e considérant la "pondération inférieure" ou "supérieure"...N'ayant pas fait de "remplissage", j'ai donc annoncé à tout le monde, sur le campus numérique (notre exutoire estudiantin), que je m'exposais également à ce risque...J'ai encore plus rigolé quand Celia, en une phrase, nous a envoyé le reflet de l'aspect un peu grotesque de ces préoccupations...chiffrées.

Je pense que le problème est dû à un certain hermétisme du discours du prof, qui, toutefois, utilise sporadiquement des mots "bien de chez nous" ( nous...les étudiants)...Il est vrai que la lecture du cours est au premier abord un exercice quelque peu exotique et que certains messages de Mr Chardenet font partie de ceux dans lesquels c'est le lecteur qui construit la réponse, sa réponse. Ce qui peut évidemment destabiliser des étudiants...et c'est ce qui s'est passé, d'après moi...Un peu de tension aidant (notamment à travers un message  relatif à nos capacités organisationnelles -défaillantes, en l'occurence, à cause d"un problème de visibilité sur le forum...oui, oui, je suis de bonne foi!-, en lien avec le niveau de la formation...) le climat a été propice à l'exagération du stress et de la remise en cause...

Et oui, bac + 5 ans, c'est du temps, de l'argent investi, et beaucoup beaucoup de soi-même..Autant dire que l'enjeu est pour nous tous très important, à tel point que certains s'accordent deux ans pour atteindre leur objectif..Ce master est chargé, je dois dire,  comme beaucoup d'entre vous. Et en cas de tension comme celle que j'ai relatée, il me semble que l'important, à terme, est toujours d'essayer d'envisager la perspective de l'autre pour résoudre après coup et comprendre ces bugs communicationnels.

lundi 18 février 2008 11:33 , dans Réflexions sur la formation


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