Pour ce matin, je finirai par un coup de gueule.
J'ai toujours pensé qu'enseigner était une vocation portée sur l'altruisme, sur l'enrichissement des individus. J'ai eu la chance de croiser sur mon chemin un certain nombre de ces vrais pédagogues qui ont donné tout son sens à cette conviction. Dans le contexte dans lequel je fais mon stage, c'est l'exemple inverse qui la renforce.
Que dire, lorsqu'on est confronté à un nombre certain d'élèves qui ont déjà à leur actif deux/trois ans d'apprentissage/enseignement du français, qui ont des lacunes de base comme la prononciation des consonnes finales et autre e muets, ou encore qui utilisent le système phonographique de leur lnague pour lire un texte français?
Du côté du "que faire?", dans mon rôle actuel (lectrice, de surcroît "accompagnée" par les enseignants), l'unique possibilité d'action a été d'avoir avec eux un discours "méta" sur le moment, et de leur donner des exercices ciblés à effectuer en ligne. Je leur ai donné rendez-vous pour une lecture à haute voix au prochain cours...

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